13-09-2021

08-11-2020

Actualité

31-08-2021

Le pont de Foucharupt


Fin septembre, le pont de Foucharupt, à Saint-Dié, doit être baptisé du nom d’un président de la République, en l’occurrence Jacques Chirac. Ce petit fait d’actualité fournit le prétexte de se pencher brièvement sur cet ouvrage d’art. Sa première mouture date du début des années 1930, quand il fut décidé de remplacer les passages à niveau franchissant la voie ferrée à divers endroits par des passerelles ou des passages supérieurs. Mi-novembre 1944, les Allemands procèdent à leur destruction. Le 17 novembre, en l’espace d’une heure, les ponts sur la Meurthe et la passerelle de l’Épargne sautent, mais aussi les deux importants passages supérieurs routiers de la rue de Foucharupt et de la route de Saulcy (celui des Tiges ayant été détruit précédemment, comme les passerelles de la rue du Parc et du chemin des Sables). Le pont de Foucharupt, en ciment armé, est coupé en son milieu et chaque moitié, presque intacte, s’est abattue en pivotant sur sa culée. L’effet du souffle s’est fait sentir dans un très large rayon. L’explosion a pulvérisé toutes les vitres des alentours, ainsi que les vitraux de la chapelle du PetitSaint-Dié.

La maison de M. Humbert, marchand de fromages, à l’angle du pont côté Foucharupt, est fortement endommagée. L’école maternelle Clémencet (dont on distingue le toit à gauche de la photo) qui abritait de nombreux réfugiés a également eu les volets entièrement arrachés, de même que la toiture côté voie.

La photographie prise quelques jours après la libération de la ville, témoigne de cet épisode destructeur. Elle a été réalisée par un correspondant de guerre des Etats-Unis. En attendant que le pont, sous sa forme actuelle, ait été reconstruit, les Déodatiens ont retrouvé l’ancien passage à niveau pour franchir les voies.

J.-C.F.