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Saint-Dié-des-Vosges et la Déodatie - Patrimoine, société et paysage

Actes des 17èmes  Journées d’études vosgiennes

23 - 24 - 25 octobre 2015, 512 p.

 

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Sommaire :

Jean-Pierre Husson : Avant-propos : Déodatie et patrimoine - page 9

Jacques Le Roux, Marc Durand, Dominique Harmand :  La transition Paléo-Mésozoïque, clé des paysages déodatiens - page 13

Lizzie Scholtus : Le camp celtique de La Bure - page 41        

Martine Aubry-Voirin : Les céramiques tardo-antiques, nouvelles recherches - page 51      

Saint-Dié, ville religieuse, cité épiscopale

 François Petrazoller : L’urbanisme à Saint-Dié aux XVIe et XVIIe siècles - page 61                                                        

Jean Mervelet : Le tribunal de la Pierre Hardie  - page 75                                                                                  

Françoise Boquillon : La reconstruction de Saint-Dié après l’incendie de 1757  - page 83                                                  

Raphaël Tassin : La façade de la cathédrale de Saint-Dié. Nouvelles réflexion sur le chantier et son influence en Déodatie au XVIIIe siècle - page 91  

Jean-Marc Lejuste : La vocation religieuse dans les terres dites de « nul diocèse » (XVIIe – XVIIIe siècles) -  page 101  

Fabrice Henriot  La croix, l’habit canonial et essai de répertoire des chanoines du chapitre de la cathédrale de Saint-Dié du XIXe au XXe siècle - page 117                     

L’expansion économique : commerce, industries et tourisme

Eric Tisserand : Saint-Dié et son arrondissement : l’industrialisation d’un territoire et ses dynamiques  - page 137

Jean-Pierre Doyen : Le Rabodeau des cotonniers - page 187

Jean-François Michel : Saint-Dié et le Canada : des contacts, voire des échanges - page 223

Mireille-Bénédicte Bouvet : Histoire et patrimoine protestant à Saint-Dié - page 231

Société, politique et culture

Pascal Joudrier : Un regard singulier sur les Vosges : les topographies médicales de Félix Poma - page241

Gilles Grivel : La vie politique à Saint-Dié de 1870 à 1914  - page 255

François Roth : Jules Ferry dans l’histoire de la République - page 313

Philippe Alexandre : L’histoire de la presse périodique à Saint-Dié : un chapitre de son histoire culturelle - page317

Saint-Dié dans les conflits, 1791-1950

Jean-Paul Rothiot : Les levées d’hommes à Saint-Dié, la naissance du patriotisme (1791-1794) - page 359

Jean-Claude Fombaron : Casernes et garnisons de Saint-Dié, 1872-1945 - page 375

Yann Prouillet : Saint-Dié dans la Grande Guerre d’après l’historiographie publiée - page 387

Pierre Labrude : Le député déodatien Henri Schmidt et la difficile affectation militaire des pharmaciens avant et pendant la Grande Guerre. Les emplois variés des Déodatiens Paul Grélot et Fernand Girardet   - page 399

Pierre-Louis Buzzi : Les immigrés italiens dans les Vosges pendant la Première Guerre mondiale - page411

Nadège Mougel : Répression, évacuations, destructions : Saint-Dié, principale victime de la politique allemande de terre brûlée appliquée au front est de la France à l’automne 1944  - page 421

Dominique-François Bareth : La libération de la région de Saint-Dié, à l’origine de la poche de Colmar (novembre 1944 – février 1945) - page 435 

Jean-Marie Simon : Le paysage dans les débats sur la reconstruction de Saint-Dié-des-Vosges, automne1945- printemps1946 - page 469        

Jean-Yves Henry : Reconstruire les villages au lendemain de la Seconde Guerre mondiale  - page 479                                   

Saint-Dié contemporain

François Audigier : Le député-maire de Saint-Dié, Maurice Jeandon, un élu de proximité entre humanisme chrétien et gaullisme social  - page 493                            493

Julien Gingembre : Les enveloppes territoriales de la Déodatie : un regard géographique - page 501

Hommage à François Roth - page 510

Hommage à Pierre Heili - page 511                                                                                                                            

 

Saint-Dié-des-Vosges, marraine de l'Amérique

Saint-Dié-des-Vosges godmother of AMERICA (1507)

Autour de Vautrin Lud, chanoine de Saint-Dié, un groupe de savants sous la protection de René II, utilise pour la première fois le nom d'America pour désigner les nouvelles terres découvertes à partir de 1492 par Christophe Colomb et Amerigo Vespucci.
En 1507, est imprimée à Saint-Dié une grande carte du monde en 12 feuilles "Universalis cosmographiae... lustrationes" due au cartographe Waldseemuller (1475-1521).

 

 Livre 1 : America : Images d’un continent du XV° au XX° siècle, cartes
livres, estampes. Exposition, Musée municipal de Saint-Dié, 23 mai-30
août 1987, Saint-Dié, Ville de Saint-Dié, Société Philomatique Vosgienne
(imprimerie municipale), 1987, in-8° oblong, 157 p., ill. n. et coul.



Livre 2 : America : l’Amérique est née à Saint-Dié des Vosges en 1507.
Exposition, Musée de Saint-Dié des Vosges, 9 mai-30 août 1992.
Exposition réalisée par la Ville de Saint-Dié des Vosges (médiathèque et
musée) et la Société Philomatique Vosgienne, Saint-Dié des Vosges,
imprimerie municipale, 1992, in-8°, 100 p., ill. n. et coul



Les deux ouvrages
Promo : achat des deux exemplaires, le port est offert soit 20 € net les 2. (imprimer et joindre le bon de commande pour bénéficier de la promo)

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Lot de 9 cartes postales timbrées et enveloppe 1er jour « AMERICA » 1987 et 1992

5 €  le lot + 1 €  frais de port

soit 3 cartes + 1 enveloppe 1er jour, Europa, Saint-Dié - carte illustrée marraine de l´Amérique, Premier jour, Vosges, Lorraine 1992.

+ 5 cartes América 1507-1987 , série "Saint-Dié-des-Vosges, marraine de l´Amérique 1507",  1987.



 

 


 

 

TABLES GENERALES 1875-2010 DE LA SOCIETE PHILOMATIQUE VOSGIENNE

 

Notre société vient de terminer la publication d’une nouvelle édition utile  du catalogue analytique de ses publications périodiques, qu’elle met à la disposition des philomates, des chercheurs et du public.

Cette quatrième édition continue une série chronologique de Tables générales parues en 1907 (Ch. Sadoul), 1956 (G. Baumont) et 1980 (P. Moinaux et G. Viard) dont les indications n’étaient pas suffisamment complètes, quelquefois inexactes.

Il fallait donc fournir une  mise à jour, ce à quoi a mis sa patience Marie-Hélène Saint-Dizier, continuateur du travail long et minutieux des tables. Elle a dépouillé chacun des cent volumes annuels du Bulletins de la Société Philomatique Vosgienne (1875-1999) et des vingt premiers numéros de la revue semestrielle de substitution, Mémoire des Vosges, histoire, société, coutumes (2000-2010). Puis elle a dressé des listes complètes, rédigées avec soin, des matières contenues dans cet important fonds, riche en documents de toutes sortes accumulés sans interruption pendant 135 années de vie associative.

Ces Tables générales reflètent la richesse même de la production de notre vieille société savante et l’abondance des publications qu’ont suscitées ses présidents successifs, depuis sa fondation en 1875. Scindées en trois tables analytiques détaillées, se complétant l’une l’autre, elles font de la revue de la Société Philomatique vosgienne une véritable encyclopédie, appelée à rendre les plus grands services.

En rendant la consultation fructueuse et facile, ce recueil de 183 pages de texte de même format que la revue, destiné à faciliter les recherches parmi les articles écrits dans les différents volumes, est indispensable à tous ceux qui s’intéressent à l’histoire générale des Vosges et de la Lorraine. Le lecteur le constatera sans peine en feuilletant ses pages.

 

Division de l’ouvrage :

1° Table alphabétique des objets développés (58 pages)

2° Table alphabétique des noms de lieux (44 pages)

3° Table alphabétique des noms patronymiques (60 pages)

4° Table alphabétique des auteurs donnant l’indication de tous les articles que la société a fait paraître (21 pages)

 


  
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 Adeline Choserot
  Résumé du Mémoire de Master

La femme en Lorraine.

Les différents types de femmes selon la Chronique et les Cent Nouvelles nouvelles de Philippe de Vigneulles.

 Philippe de Vigneulles (1471-1527)[1] est un chroniqueur messin qui apparaît comme le témoin de son temps. Il tente de peindre le monde tel qu’il le voit, sans oublier les femmes. Les deux œuvres, la Chronique[2] et les Cent Nouvelles nouvelles[3]ont une affinité marquée. Dans l’ouvrage historique de la Chronique, Philippe de Vigneulles offre en effet une série d’histoires de thèmes semblables[4] à ceux des Cent Nouvelles nouvelles[5], mais de nature différente, plus dure, plus cruelle. Les Cent Nouvelles nouvelles sont une parodie de la vie ardue de l’époque décrite dans la Chronique. L’œuvre de cet auteur messin est à ce titre essentielle parce qu’elle allie les deux genres, que sont la chronique et les nouvelles.

 Comment Philippe de Vigneulles, à travers le burlesque des Cent Nouvelles nouvelles et l’aspect historique de la Chronique, représente-t-il différents types de femmes ?

             Les deux ouvrages sont très intéressants et très importants dans la mesure où Philippe de Vigneulles décrit plusieurs types de femmes. Etant donné que sa Chronique privilégie l’exceptionnel, se sont des femmes exceptionnelles qui se démarquent de l’œuvre. Saintes ou sorcières, l’auteur hésite encore à se tourner vers l’un ou l’autre type de femmes : certaines sont de véritables modèles que l’auteur préconise de suivre, d’autres se contentent de survivre comme elles le peuvent en ayant recours à la magie par exemple. Il révèle au grand jour l’histoire de sainte Glossinde, qui est une sainte messine dont l’histoire est peu connue aujourd’hui. Pourtant, les contemporains de Philippe de Vigneulles vénéraient cette sainte femme. Cette vie tracée par l’écrivain est une véritable source d’informations pour les historiens. A travers la Chronique se démarque également quelques femmes ayant eu un rôle politique non négligeable. Ces femmes sont parfois trop ambitieuses et dans ce cas elles ne servent que leurs propres intérêts. Elles ne montrent pas le bon exemple. Mais elles peuvent aussi émettre de sages conseils que les rois ou princes ont intérêt à entendre, s’ils souhaitent bien gouverner. L’auteur consacre un certain nombre de paragraphes aux entrées dans les cités. Ce thème est encore peu étudié de nos jours, surtout lorsqu’il s’agit des entrées féminines. Or, Philippe de Vigneulles évoque les entrées des duchesses à Metz ou encore à Pont-à-Mousson : il décrit minutieusement ces entrées qui se déroulent en suivant manifestement un rituel précis. Une femme a également sa place dans la Chronique : il s’agit de Jeanne d’Arc. Comme beaucoup de chroniqueurs, elle a intrigué Philippe de Vigneulles, à tel point qu’il lui consacre un nombre relativement important de pages. C’est une héroïne lorraine qu’il tente de mettre en valeur. Le point de vue du Messin est intéressant, notamment parce qu’il considère la Lorraine comme un ennemi. Or, ce jugement ne porte pas atteinte aux louanges de cette remarquable femme. Enfin, l’auteur sort de l’ombre les marginales que sont les femmes divorcées, les prostituées ou encore les femmes entretenues. Il donne l’exemple local d’une femme messine entretenue : l’histoire de Sibylle[6] fait réagir toute une ville.

             En règle générale, le conteur des Cent Nouvelles nouvelles ne prend pas la peine de tirer la morale des histoires qu’il rédige. Et quand il le fait, sa sagesse est celle des proverbes. Ces contes avaient pour but de distraire, et non d’instruire. La femme est bien mal traitée sous la plume de Philippe de Vigneulles, mais elle se place au centre de cette comédie humaine. Le trait qui ressort le plus est celui de la naïveté : les femmes sont beaucoup trop crédules, et cette crédulité leur joue de mauvais tours. Sans homme pour les surveiller, elles seraient incapables de se débrouiller. Toutefois, certaines d’entre elles sont réellement très rusées et volontaires : lorsqu’elles veulent quelque chose, elles mettent tout en œuvre pour l’obtenir. Enfin, Philippe de Vigneulles, de façon assez exceptionnelle, rappelle tout de même que les femmes peuvent parfois se montrer loyales et amoureuses : sur ce point, elles valent mieux que les hommes, qui sont toujours plus tentés par le sexe que par les sentiments. Pourtant, selon les Cent Nouvelles nouvelles, les femmes sont d’éternelles infidèles qu’il faudrait éduquer, ou au moins surveiller.

            Certains types de femmes sont communs aux deux œuvres. Il s’agit notamment de la femme mariée, qui tient une grande place au sein de ces deux ouvrages. La femme se définit donc en tant qu’épouse, puis en tant  que mère. Philippe de Vigneulles ne peut s’empêcher de rapporter les nombreuses infidélités féminines : qu’elles soient aristocrates ou paysannes, les femmes ne résistent pas aux charmes des hommes, bien que cette attitude condamnable engendre parfois d’importants problèmes. Enfin, la femme est aussi une victime des nombreuses violences exercées par les hommes voire par la société elle-même. Les lois les protégeant sont trop peu nombreuses voire inexistantes, et la femme lutte dans un monde où le quotidien n’est pas toujours facile à affronter.

             La confrontation des deux œuvres offre un palmarès de différents types de femmes. Philippe de Vigneulles, en décrivant ces femmes sous deux aspects, celui du burlesque et celui de la réalité historique, apporte à l’historien un véritable trésor d’informations : l’auteur révèle sa propre vision des choses, et cette vision n’est certainement pas très éloignée de la pensée de l’époque. Il hésite sans cesse entre les différents types de femmes qu’il propose : l’auteur montre toujours deux aspects opposés des femmes qu’il décrit, qu’elles soient saintes ou maléfiques, loyales ou infidèles, ambitieuses ou sages, fortes ou faibles. Philippe lègue donc, inconsciemment ou non, un témoignage sur ce qu’était une femme au Moyen Age, sur la manière dont elle était perçue par les contemporains.

 Mémoire de Master dirigé par Laurence Buchholzer, soutenu le 2 juin 2008 devant Benoît Tock et Georges Bischoff au Palais Universitaire de Strasbourg.

 Choserot Adeline

Vous pouvez contacter l’auteure par :

https://www.philomatique-vosgienne.org/nous-rejoindre/nous-contacter.php

 



[1] Biographie de Philippe de Vigneulles en introduction du mémoire, p. 4.

[2] Philippe de Vigneulles, La Chronique de Philippe de Vigneulles, éd. C. Bruneau, 4 vol., Société d’histoire et d’archéologie de Lorraine, 1927-1933.

[3] Philippe de Vigneulles, Les Cent Nouvelles nouvelles, éd. C.H. Livingston, 1972.

[4] Tableau récapitulatif des thèmes communs aux deux œuvres dans le mémoire p. 154.

[5] Résumé des nouvelles concernant les femmes en annexe du mémoire p. 143.

[6] Histoire de Sibylle rapportée en annexe dans le mémoire p. 155.

 

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