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Actualité
31-07-2026
LA MEURTHE À MARÉE BASSE
Les annales des siècles passés conservent les traces mémorielles des aléas climatiques et de leurs conséquences sur l’environnement. Bien entendu, l’on s’appesantissait sur les conséquences dans les domaines de l’activité humaine qu’il s’agisse de l’agriculture, de l’industrie ou de la forêt. Chaque génération peut témoigner de situations exceptionnelles et spectaculaires à l’échelle d’une vie humaine. Elles sont pourtant récurrentes à l’échelle de l’histoire de l’humanité. Séismes, inondations, canicules balisent cette dernière. La carte postale d’Ad. Weick expose toutefois une autre image, pittoresque et moins anxiogène, des périodes de sécheresse. Des enfants, à l’été 1907, se livrent, dans les quelques flaques subsistant dans le lit de la Meurthe, sous le grand pont de Saint-Dié, à une « pêche miraculeuse ». Un des aspects de la réalité car une Meurthe à sec signifiait aussi à l’époque, la mise au ralenti -voire l’arrêt- des nombreuses usines ayant recours à la force hydraulique ou simplement à l’eau (papeteries…). Pour la malheureuse faune aquatique, et piscicole, déjà victime de pollutions industrielles récurrentes en temps normal, les périodes de sécheresse aggravaient encore sa survie précaire. Pour la biodiversité, entre atteintes climatiques et humaines, il n’y avait pas de miracle ! J.-C.F. |